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Jeûner à l’eau : Conseils santé pour le mettre en place

Sommaire

Jeûner à l’eau, de quoi s’agit-il ?
C’est ce que l’on appelle le jeûne hydrique ou diète hydrique.
Vous ne consommez plus d’aliments solides mais juste de l’eau plate et peu minéralisée, Certains consomment aussi des tisanes, des bouillons voire des jus de légumes qui permettent « d’adoucir » ce qu’on appelle la « crise curative » ou « cétose » du 3ème– 4ème jour de jeûne. Notamment pour ceux qui ont une plus faible vitalité ou qui veulent limiter les inconforts éventuels de 24 à 48 heures.

Le « jeûne hydrique » est à différencier du jeûne sec qui consiste à ne manger ni aliments ni boissons de quelque sorte que ce soit. Certains le pratique pour une perte de poids et éliminer une surcharge d’eau rapidement (rétention) ou dans un cadre initiatique. Il peut être dangereux avec une fuite brutale des électrolytes et entraîner une déshydratation et je ne recommande pas de le faire et encore moins sans être initié, encadré, en excellente santé, de façon courte et très ponctuelle.

Pourquoi faire un jeûne hydrique ?

Le jeûne hydrique permet à votre organisme de mettre aux repos vos organes et le système digestif. L’organisme peut alors se détoxifier, se détoxiner.

L’absence de nourriture génère un stress (bénéfique) qui va entraîner des modifications bio chimiques hormonales, et neuro-endocriniennes et un changement de mode de nutrition car l’organisme sait s’adapter à cette abstinence.

Le jeûne hydrique, c’est en quelque sorte un grand ménage comme « vider ses poubelles » car pendant un jeûne à l’eau ou aux bouillons, le corps n’assimile plus d’aliments et peut désassimiler et « désencrasser » ses organes de filtration et d’élimination appelés les émonctoires (foie, reins, intestins, poumons, peau) et qui sont à l’origine de symptômes, maladies et mal-être. 

Nous comprenons mieux la raison de ce repos digestif quand on sait l’énergie qui est requise pour se faire ! J’en parle plus loin.

Quelques conseils pour une excellente expérience du jeûne

Pour vivre sereinement un jeûne, il est d’abord essentiel de le décider parce que l’on a ce désir profond de se faire du bien et non parce que c’est une mode, un challenge personnel, une volonté de performance ou vouloir dépasser ses limites.

Il est important de s’y préparer avec confiance et envie, et dans le respect du corps en étant aussi à l’écoute de Soi et de ses limites éventuelles (peurs, état de santé…).  C’est pour cela que je propose en amont des conseils adaptés, une descente alimentaire pour se préparer et un protocole de soutien à l’eau de mer qui permettra, aussi pendant le jeûne, d’éviter les pertes minérales en apportant les minéraux et oligo-éléments biodisponibles (que l’organisme peut assimiler) pour assurer une bonne minéralisation.

Réaliser une descente alimentaire

La descente alimentaire qui compte autant de jours avant le jeûne que de jours de jeûne est donc importante. Vous allez éliminer progressivement les aliments qui surchargent l’organisme et initier ainsi la détoxination. On supprime chaque jour des aliments et catégories d’aliments : les plats trop épicés, les excitants comme le café, le thé, l’alcool, les plats et aliments transformés et industriels, les protéines animales et ses dérivés (laitages), les céréales et les légumineuses pour ne conserver qu’en fin de descente alimentaire, les fruits, légumes et graines germées.

Votre organisme va donc commencer la détoxination et certains peuvent en ressentir quelques effets avec des maux de tête passagers (souvent dû au « sevrage » des excitants notamment) et des inconforts par exemple au niveau du bas du dos (psoas) et qui ne sont que des signes visibles d’un début de détoxination. Je vous rassure, ce n’est pas parce que vous n’avez pas ces quelques légers inconforts que vous ne faites pas du bien à votre corps !!

Mettre son système digestif au repos

En faisant un jeûne hydrique, comme je vous le disais précédemment vous mettez votre système digestif au repos. Et ce n’est pas peu dire quand on sait le travail qu’implique une digestion et l’énergie qu’elle requiert. À chaque digestion, votre organisme puise de la vitalité pour se faire : 30 à 40 % en moyenne voire plus si votre repas est trop copieux, trop riche, ou si votre digestion est lente.

La digestion fait un travail remarquable de fragmentation alimentaire dont le but est de libérer in fine les nutriments nécessaires pour nourrir nos cellules. Et la danse des enzymes commence à l’instant où les aliments arrivent dans votre bouche. C’est ici que l’amylase (enzyme salivaire) va commencer à fragmenter les amidons.

Et ainsi, pendant les plusieurs heures que dure la digestion (3 à 5h), les aliments vont être transformés avec les enzymes et sucs digestifs spécifiques à chaque catégories d’aliments (glucides/amidon, glucose ; protides/protéines ; lipides/graisses,…) et pendant toute la durée de la digestion pour finir en nutriments.

La digestion est donc un processus extraordinairement précis et qui utilise une grande énergie pour l’amener à son terme. Vous comprendrez aisément le gain d’énergie et de vitalité quand on fait un jeûne hydrique ou du jeûne intermittent !

À ce sujet, il est préférable d’éviter de trop boire pendant les repas afin de ne pas trop diluer nos enzymes digestives. La meilleure façon de s’hydrater, et c’est primordial, est de boire régulièrement de l’eau en jeûne comme hors jeûne. Si ce n’est pas idéalement par petites gorgées fréquentes mais difficilement réalisable, il est recommandé de boire 1 verre d’eau régulièrement dans la journée plutôt que d’attendre de ressentir la soif et boire de façon espacée mais abondamment une grande quantité d’eau.

Pour un bon apport hydrique, buvez environ 1,5 l par jour d’eau plate peu minéralisée afin de s’hydrater correctement et plus quand on pratique un sport (transpiration) ou lors des grandes chaleurs.

Une bonne perte de poids avec le jeûne à l’eau ?

Même si certains jeûneurs envisagent un jeûne pour un problème de poids, ce n’est pas l’objectif de la majorité des personnes qui viennent plutôt en immersion « Jeûner vers Soi » pour une pause salutaire du corps et de l’esprit.

Ceci dit, les jeûneurs s’allègent de 4 kg en moyenne et un peu plus pour les hommes. Je parle de moyenne car selon les métabolismes cela pourra être un peu plus ou un peu moins. Dans le cas de rétention d’eau, c’est très éloquent et les jeûneurs remarquent très vite la décongestion de leurs tissus et une meilleure aisance.

Pour ceux qui consomment des jus de légumes, la perte de poids est légèrement moindre mais tout aussi efficace du point de vue de la détoxination même si elle est un peu plus ralentie avec les jus qui sont pour autant très vite assimilés (sans fibres) dans l’intestin grêle et permettre de traverser les éventuels inconforts et « baisse de régime » momentané.

Je recommande d’ailleurs aux personnes avec peu vitalité ou avec un poids « limite » de faire leur jeûne hydrique aux jus plutôt qu’à l’eau.

S’adapter à chaque situation et dans le respect du corps est toujours une priorité et doit toujours l’être.

Revenons sur l’eau quelques instants. 

« L’eau est plus importante pour ce qu’elle emporte que pour ce qu’elle apporte »

Il est important de boire suffisamment d’eau afin d’hydrater correctement votre organisme et vos cellules, d’éviter la déshydratation et de favoriser l’élimination des toxines surtout lors d’un jeûne où celles-ci circulent dans le sang. Pour ce faire, l’idéal est de boire de l’eau osmosée qui est le meilleur moyen de purifier l’eau même si cela engage un budget.

Si vous consommez de l’eau en bouteille, veiller à prendre une eau peu minéralisée car les minéraux et oligo-éléments de l’eau ne sont pas ou très peu bio-disponibles. Les eaux trop minéralisées chargent le corps et peuvent fatiguer les reins à la longue. Et je ne parlerai pas ici de l’inconvénient du plastique et des perturbateurs endocriniens…

Sur l’étiquette des bouteilles apparait la mention « Résidus à secs à 180° », et je vous recommande celles qui ne dépassent pas les 100-150 mg/l (montcalm, montroucous, rosée de la reine, volcania, voire volvic…).

Si vous utilisez une carafe filtrante, il est capital de changer la cartouche très régulièrement voire tous les mois afin d’éviter de trop charger le filtre qui risquerait de relarguer les grosses molécules indésirables par saturation.

Boire de l’eau tiède/chaude (ou à température ambiante) est la meilleure façon de consommer l’eau. Cela permet d’économiser de l’énergie puisée par le système de thermo-régulation du corps pour mettre l’eau à température quand elle est trop froide.

Le 1er verre (voire 2) d’eau tiède au réveil est très important au vu de la détoxination qui s’opère la nuit. Vous pouvez y ajouter un jus de citron ou 1/2 citron pour ses effets détoxinant et purifiant mais si vous êtes très frileux, le faire par période ou ponctuellement afin de ne pas trop vous décalcifer même si le citron est particulier au niveau de sa digestion et de son étrange alcalinité au niveau digestif…

Je conseille aussi à mes jeûneurs de boire de l’eau de mer à l’isotonie (eau de Quinton du CSBS-Sea AquaCell et 100% française !) afin d’apporter tous les électrolytes, minéraux, oligo-éléments biodisponibles dont le corps a besoin pour s’équilibrer. 

Hormis pour ceux qui jeûnent aux bouillons ou aux jus, j’aime proposer de consommer dans mes immersions, au moins les 3 premiers jours, uniquement de l’eau plate sans adjuvant, et sans tisanes. La raison est d’observer comment l’on réagit face « au vide ». Il n’est pas question ici de frustrer mais de prendre conscience. Et c’est très intéressant. En fin de 3ème jour, je propose, pour ceux qui le désirent, de l’eau aromatisée (citron, curcuma, gingembre…) voire une tisane et les jeûneurs apprécient d’autant plus. Ils ont pu constater que le « vide » et sortir de ses habitudes sont très bénéfiques et propices à des prises de conscience intéressantes.

Je pense que l’on a souvent tendance à boire trop de tisanes, qui, de plus, ont des propriétés pour la santé, et qu’il est plus intéressant d’en consommer sur des petites périodes et pour une raison précise.

Mettre en place un jeûne intermittent

Expérimenter le jeûne intermittent

Il est très intéressant de tester le jeûne intermittent et vous pouvez le faire en supprimant un repas, par exemple le petit déjeuner. Cela donne un espace plus long sans digestion, et l’organisme apprécie les bénéfices non seulement d’un repos digestif et du gain d’énergie mais aussi de pouvoir désassimiler et détoxiner sur un plus long laps de temps.

Cependant eu égard tous les conseils que l’on peut vous donner ou que je vous donne, c’est vous qui expérimenterez parce que vous en avez l’envie, parce que cela vous parle et que vous sentez que c’est bon pour vous.

« Ne jamais croire ou ne pas croire mais, EXPÉRIMENTER ! »

Moi-même, même s’il peut m’arriver de manger deux fois par jour selon le contexte, je mange une fois par jour depuis à peu près 10 ans et je n’ai jamais été aussi en forme. C’est ce qui me convient aussi bien pour ma santé que pour le gain de temps !!! Je n’en retire que des avantages et je ne grignote jamais. En revanche je m’hydrate avec de l’eau (osmosée) régulièrement dans la journée.

Un petit truc pour revenir à Soi et penser à boire en quantité suffisante : j’ai une alarme sur mon ordinateur et téléphone toutes les heures ! Cela me permet de me « pauser » quelques minutes : quelques respirations et un petit verre d’eau. Et voilà !

Le jeûne intermittent a vraiment des vertus intéressantes et nous fait aussi sortir des croyances collectives et des : « il ne faut jamais sauter un repas », « je vais faire une hypoglycémie », « j’aime trop manger »…. Je vous conseille de le tester quelques jours. Une seule recommandation : attention au grignotage. En effet, si vous grignotez quoique ce soit pendant la pause alimentaire, la digestion s’active et ce n’est plus du jeûne intermittent ! Il vaut mieux dans ces cas-là en rester à 3 repas.

Les immersions ou comment faire son jeûne en toute sécurité ?

Comme vous l’avez déjà lu précédemment et dans d’autres articles, le jeûne n’est pas quelque chose d’anodin et il est important de le ressentir et de ne pas s’y engager dans la peur ou dans une volonté de challenge. C’est pourquoi, il est important de se faire accompagner par des personnes spécialisées dans la santé et qui ont une bonne connaissance du fonctionnement du corps humains au niveau physique et psychique.

Il est important de se sentir en confiance et en sécurité afin de pouvoir le mener de façon paisible et libre. Je parle souvent des injonctions et des dogmes imposés par beaucoup de médias ou d’articles sur le jeûne, l’alimentation et le bien-Être. Les jeûneurs sont parfois perdus ou culpabilisés dans le flot d’informations parfois, et trop souvent contradictoires… Et ceci n’est pas valable que pour le jeûne ou l’alimentation !

Le jeûne devrait être considéré avec attention et ne pas servir de panacée à la guérison mais plutôt à une prise de conscience respectueuse et bienveillante sur ce que chacun vit dans toutes les sphères de sa vie, de sa santé et de son bien-être. Et l’accompagnement au jeûne doit être, à mon sens, très individualisé et très à l’écoute des désirs du jeûneur tout en le guidant dans la voie la meilleure pour lui, pour sa santé et sans oublier l’existence de l’allopathie que l’on ne peut rejeter en bloc.

Lucidité et sagesse permettent d’avancer sur son chemin de la santé et c’est dans cette énergie que je souhaite accompagner les jeûneurs et les groupes qui viennent à « Jeûner vers Soi en dialogue conscient ».

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